Une approche et une communauté d'apprentissage internationales
L'IGK souhaite prendre part à l’affirmation nouvelle de l’internationalisation de la recherche allemande, qui fait actuellement l’objet de débats. Cette internationalisation nécessite bien plus que le seul cerveau d’un scientifique isolé. Elle exige de créer un environnement, un lieu qui permette aux chercheu(ses)rs de mener des recherches de concert, et notamment d’entretenir des échanges informels, sans aucune pression imposant une productivité immédiate. L’IGK offre ce lieu où les chercheu(ses)rs, d’où qu’ils viennent, sont de fait réunis pour travailler ensemble, s’inspirer mutuellement et déployer leur créativité.
L’IGK veille sciemment à rassembler des fellows et des postdoctorants qui ne viennent pas uniquement de l’espace atlantique Nord et invite à dessein des chercheu(ses)rs provenant de différentes régions du monde en vue de dépasser les points de vue eurocentrés. Une attention particulière est portée en outre aux représentants des matières dites mineures ainsi qu’aux disciplines de sciences humaines ; de même, l’IGK s’attache à intégrer des représentants des sciences juridiques et sociales. Ainsi se constitue une communauté d’apprentissage qui apporte des traditions scientifiques et des entrées méthodologiques diverses ainsi que des points de vue culturels propres pour alimenter un débat fertile portant sur un grand thème de société.
L’IGK entretient également d’étroites relations d’échange avec des partenaires de coopération institutionnels nationaux, européens et extra-européens, comme le Wissenschaftszentrum für Sozialforschung de Berlin (Centre de recherche en sciences sociales de Berlin), l’Institut international d’histoire sociale d’Amsterdam, l’Institut d’études avancées de Nantes, le CODESRIA de Dakar, Point Sud à Bamako et l’Association of Indian Labour Historians à Calcutta.
De plus, l’IGK s’efforce de faire appel aux anciens fellows pour des travaux ultérieurs, que ce soit au titre de conférenciers, ou pour de courts séjours. Ainsi, bien que l’IGK invite toujours de nouvelles personnes, une tradition de recherche et une communauté de chercheu(ses)rs œuvrant sur le thème du travail se constituent sur le long terme.


