Fellows 2011/2012

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Professeure Erdmute Alber
Universität Bayreuth, Allemagne
Transnational Care and the Transformations of Intergenerational Relations.
Téléphone: +49 (0)30 2093 702 24
Fax: +49 (0)30 2093 702 25
erdmute.alber(at)uni-bayreuth.de
est professeure d’anthropologie sociale à l’Université de Bayreuth. Les deux principaux thèmes d’enseignement et de recherche de sa chaire sont l’anthropologie politique et l’ethnologie généalogique. Actuellement, Erdmute Alber travaille à l’élaboration d’un nouveau concept qui recouvre la zone d’intersection de ces deux domaines afin de reconceptualiser « l’ancienne » différenciation de l’anthropologie politique issue de l’ethnologie généalogique, qui a débuté au milieu du XXe siècle. Les recherches menées plusieurs années durant par Erdmute Alber portent sur la politique et les pratiques de la tutelle des enfants en Afrique de l’Ouest, sur le pouvoir et la domination en Afrique de l’Ouest, les relations intergénérationnelles et les relations familiales qui se transforment en Afrique. Elle a créé avec des collègues la Bayreuth International Graduate School of African Studies (BIGSAS).
Au cours de ce projet mené de concert avec Heike Drotbohm et intitulé « Transnational Care and the Transformations of Inter-Generational Relations », les deux chercheuses se penchent sur la question suivante : Qu’elle soit locale, régionale ou bien intercontinentale, dans quelle mesure la mobilité des employés de maison, du personnel soignant ou bien des gardes d’enfant transforme les relations entre générations, non seulement celles de la main-d’œuvre mobile, mais aussi celles de leurs employeurs. L’objectif principal de ce projet consiste à dresser un tableau comparatif des chaînes de soins dans le contexte de la mondialisation (« global care-chains ») décrites du point de vue de l’Afrique et de l’Amérique latine, en vue de développer un axe de recherche reposant sur un fondement théorique.
Publications
2000 : Im Gewand von Herrschaft: Modalitäten der Macht im Bourgou (Nord-Benin) 1900-1995, Cologne, Rüdiger Köppe. (Studien zur Kulturkunde, 116).
2000 : Erdmute Alber, Bettina Beer, Michael Schnegg, Julia Pauli (dir.), Verwandtschaft heute, Berlin, Dietrich Reimer.
2008 : Erdmute Alber, Reynolds White, Sjaak van der Geest (dir.), Generations in Africa.Connections and Conflicts, Berlin, Lit.

- 140
Professeur Eric Allina
University of Ottawa, Canada
History of Socialist Era Mozambican Labor Migration to the GDR.
Téléphone: +49 (0)30 2093 702 22
Fax: +49 (0)30 2093 702 25
est maître de conférence au Department of History de l’Université d'Ottawa où il enseigne l’histoire de l’Afrique, l’histoire de l’esclavage et la méthodologie historique. La majeure partie de ses recherches est consacrée à l’histoire du colonialisme au Mozambique avec un intérêt tout particulier pour la relation entre loi et violence, l’interaction entre les pratiques coloniales et autochtones de subordination ainsi que les formes de pouvoir d’État.
A l'IGK, Éric travaille sur un projet intitulé Sur les traces de l’histoire africaines dans l’ombre du mur de Berlin : les travailleurs mozambicains en Allemagne de l’Est. Ce projet est issu de recherches antérieures portant sur l’identité panafricaine chez les étudiants africains dans la ville de Moscou à l’époque soviétique et post soviétique. Il examine le lien entre le Mozambique et l’Allemagne de l'Est des années 1960 jusqu’aux années 1990 en s’intéressant tout particulièrement à la migration de travail mozambicaine vers la RDA. Cette histoire de la dynamique interne et des liens externes d’une société africaine montre comment les travailleurs ont cherché à se reconstruire et à trouver leur place dans le monde en s’extrayant des anciennes relations impérialistes et en tentant de forger des liens au sein de nouveaux réseaux transnationaux. Renouant avec la pratique établie depuis longtemps selon laquelle de jeunes hommes et femmes se lancent dans une lointaine migration de travail, qui constitue à la fois une stratégie de croissance personnelle et de solidarité collective, les Mozambicains eux-mêmes et l’État cherchent à façonner de nouveaux individus et de nouveaux citoyens de l’ère postcoloniale. En retraçant l’histoire des liens entre le Mozambique et l’Allemagne de l’Est, le projet étudie le regard que portent l’État et des individus sur le nationalisme, l’internationalisme socialiste et le modernisme du développement considérés comme la voie vers un ordre public nouveau et juste. Le projet se penche en outre sur l’interprétation et la reproduction de ces récits par les travailleurs mozambicains
Publications
2012 : Slavery By Any Other Name : African Life under Company Rule in Colonial Mozambique, Charlottesville, University of Virginia Press.
2011 : « The Zimba, the Portuguese, and Other Cannibals in Late Sixteenth-Century Southeast Africa », Journal of Southern African Studies, 37.2, p. 211-27.
2009 : « Imperialism and the Colonial Experience », in Paul Haslam, Jessica Schafer & Pierre Beaudet (dir.), Introduction to International Development, Toronto, Oxford University Press.
2008 : « L’impérialisme et la colonisation », in Paul Haslam, Jessica Schafer & Pierre Beaudet (dir.), Introduction au développement international,. Ottawa, Les presses de l’Université d’Ottawa.
2003 : « Resistance and the Social History of Africa », Journal of Social History, 37.1, p. 187-98.
1997 : « 'Fallacious Mirrors : Colonial Anxiety and Images of African Labor in Mozambique, ca. 1929 », History in Africa 24, p. 9–52.

- 140
Dr Heike Drotbohm
Université Albert-Ludwigs, Fribourg, Allemagne
Transnational Care and the Transformations of Intergenerational Relations.
Téléphone: +49 (0)30 2093 702 23
Fax: +49 (0)30 2093 702 25
heike.drotbohm(at)ethno.uni-freiburg.de
enseigne l’ethnologie à l’Université de Fribourg. Au travers de son travail, elle se consacre à l’ethnologie transnationale, en tenant particulièrement compte de l’évolution historique et des négociations actuelles d’ordre social dans les sociétés afro-atlantiques. Sa thèse de doctorat traite des croyances haïtiennes aux esprits, de la transformation de cette croyance au sein de la diaspora haïtienne au Canada ainsi que des changements de loyauté religieuse et sociale. Dans une étude ultérieure, elle porte son regard sur le Cap Vert et traite ici l’action conjuguée de la mobilité transfrontalière, de l’obligation sociale et des considérations morales, action qui caractérise tout autant la cohésion que la distanciation propres aux réseaux transnationaux.
Dans le cadre d’un projet mené de concert avec Erdmute Alber et intitulé Transnational Care and the Transformations of Inter-Generational Relations, les chercheuses se penchent sur la question suivante : Qu’elle soit locale, régionale ou bien intercontinentale, dans quelle mesure la mobilité des employés de maison, du personnel soignant ou bien des gardes d’enfant transforme les relations entre générations, non seulement celles de la main-d’œuvre mobile, mais aussi celles de leurs employeurs. L’objectif principal de ce projet consiste à dresser un tableau comparatif des chaînes de soins dans le contexte de la mondialisation (« global care-chains ») décrites du point de vue de l’Afrique et de l’Amérique latine, en vue de développer un axe de recherche reposant sur un fondement théorique.
Publications
2011 : « On the Durability and the Decomposition of Citizenship: The Social Logics of Forced Return Migration in Cape Verde », Citizenship Studies, 15.3/4, p. 381-396.
2010 : « Haunted by Spirits: Balancing Religious Commitment and Moral Obligations in Haitian Transnational Social Fields », in Gertrud Hüwelmeier & Kristine Krause (dir.), Traveling Spirits : Migrants, Markets and Mobilities, Oxford, New York, Routledge, p. 36-51.
2009 : « Horizons of Long-Distance Intimacies. Reciprocity, Contribution and Disjuncture in Cape Verde », The History of the Family. An International Quaterly, 14.2, p. 132-149

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Professeur Henrique Espada Lima
Université fédérale de Santa Catarina, Brésil
African Trajectories in Southern Brazil: Life Cycles, Generational Transits, and Survival Strategies between Slavery and Freedom (Nineteenth Century).
Téléphone: +49 (0)30 2093 702 11
Fax: +49 (0)30 2093 702 25
est professeur au département d'histoire de l'Université de Santa Catarina (Brésil) où il enseigne, supervise et mène des recherches sur l'historiographie et l'histoire contemporaine du travail.
Il a fait ses premières armes universitaires en psychologie avant d’obtenir un master en littérature (Universidade Federal de Santa Catarina, 1993) et un doctorat en histoire (Universidade de Campinas, 1999). Ses recherches portent sur l'historiographie et la microhistoire ainsi que sur l'histoire du travail et tout particulièrement sur la vie d'anciens esclaves dans le Brésil du XIXe siècle. De 2007 à 2010, il a été le coordinateur du réseau universitaire brésilien des historiens du travail.
Son projet à l’IGK vise à retracer les trajectoires d'individus, de familles et de groupes de travailleurs esclaves africains affranchis et de leurs descendants dans une région du Sud du Brésil, l'île de Santa Catarina, en s’appuyant sur une série d'archives (notariales et paroissiales) ainsi que sur des registres d'état civil, des documents judiciaires et des inventaires après décès. Ses recherches examinent ces parcours et tentent de les reconstituer en se concentrant sur les nombreuses stratégies mises en place par ces hommes et ces femmes afin de s’affranchir de l'esclavage et de donner du sens et un contenu à la « liberté » qu'ils ont obtenue. Une attention toute particulière sera accordée aux passages d’une génération à l’autre et aux places qu’occupent la liberté et le travail à différents moments du parcours de vie des individus et des familles. Cette recherche couvre la période de 1830 à 1900 et met l'accent sur le long processus de désagrégation du système esclavagiste brésilien ainsi que sur les dix années qui suivent l'émancipation (qui eut lieu en 1888). Enfin, ce travail traite, grâce à une approche microhistorique, des nombreuses questions que posent les frontières mal définies entre « esclavage » et « liberté » et s’inspire ici des nombreuses recherches qui, dans le domaine de l'histoire du travail, sont menées dans une perspective globale et transnationale.
Publications
2006 : A micro-história italiana : escalas, indícios e singularidades, Rio de Janeiro, Civilização Brasileira.
2005 : « Sobre o domínio da precariedade : escravidão e os significados da liberdade de trabalho no século XIX », Topoi, 11(6), p. 289-325.
2009 : « Freedom, Precariousness, and the Law : Freed Persons Contracting out their Labour in Nineteenth-Century Brazil », International Review of Social History, 54.
2009 : « Trabalho e lei para os libertos na ilha de Santa Catarina no século XIX : arranjos e contratos entre a autonomia e a domesticidade », Cadernos do AEL, 26.

- 140
Professeur Martin Allen Klein
Université de Toronto, Canada
Transformations of Slavery in West Africa.
Téléphone: +49 (0)30 2093 702 13
Fax: +49 (0)30 2093 702 25
est professeur émérite à l'Université de Toronto où il a enseigné l'histoire de l'Afrique. Il a consacré ces 40 dernières années avant tout à la recherche sur l'histoire de l'esclavage et le commerce d'esclaves en Afrique. Ses travaux les plus récents analysent de sources africaines concernant l'histoire de l'esclavage et le commerce des esclaves et tentent d'appréhender l'esclavage dans une large perspective comparative.
Son projet à l’IGK consiste en une analyse comparative de l'esclavage en Afrique de l'Ouest. Il envisage de s'intéresser tout d’abord à deux aspects : d’une part, les différentes formes d'esclavage qui ont émergé dans les villes et dans les usines entretenant le commerce des esclaves et le commerce de marchandises qui s'en est suivi et, d’autre part, la manière dont la lutte pour le contrôle de la main-d’œuvre a influencé les choix de vie des anciens esclaves après le début du processus d'émancipation.
Publications
1998 : Slavery and Colonial Rule in French West Africa, Cambridge, Cambridge University Press.
1993 : Breaking the Chains : Slavery, Bondage, and Emancipation in Modern Africa and Asia, Madison, University of Wisconsin Press.
1983 : Martin Klein & Clare Robertson, Women and Slavery in Africa, Madison, University of Wisconsin Press.

- 120
Professeur Thomas Mergel
Université Humboldt de Berlin, Allemagne
Die Sozialfigur des Rentiers und das Verhältnis des Bürgertums zur Arbeit im Europa des 19. Jahrhunderts.
thomas.mergel(at)geschichte.hu-berlin.de
est, depuis 2008, professeur d´histoire de l´Europe du XXe siècle à l´Université Humboldt de Berlin. Il a été précédemment professeur d´histoire moderne à l´Université de Bâle et professeur invité à l´Université de Chicago et à la Karls-Universität de Prague. Ses thèmes de recherches englobent l´histoire sociale, particulièrement l´histoire urbaine et de la bourgeoisie au XIXe siècle, l´histoire de la culture et de la communication politiques notamment au XXe siècle ainsi que des problématiques théoriques et l´histoire de l´historiographie. Il est membre de la commission allemande pour l´histoire du parlementarisme et des partis politiques.
À l’IGK, Thomas Mergel s’intéresse à un segment jusqu’à présent peu étudié de la bourgeoisie du XIXe siècle en Europe de l’Ouest : les bourgeois qui ne travaillent pas et qui récuse ainsi la formule de Jean Jaurès « La bourgeoisie est une classe qui travaille ». Les rentiers, qui pour la plupart s’enrichissent très rapidement au début de l´industrialisation et cessent de travailler à un jeune âge, jouent un rôle décisif au sein de la bourgeoisie dans la mesure où ils ont du temps libre et peuvent occuper des fonctions importantes dans le monde associatif et dans la politique bourgeoise. Mergel souhaite réexaminer ici l´éthique du travail de la bourgeoisie : combien de temps les bourgeois passent-ils à travailler ? Quelle est leur définition du travail, et quelle valeur accordent-ils à l’oisiveté ?
Publications
1994 : Zwischen Klasse und Konfession : Katholisches Bürgertum im Rheinland 1794-1914, Göttingen, Vandenhoeck & Ruprecht.
2002 : Parlamentarische Kultur in der Weimarer Republik : Politische Kommunikation, symbolische Politik und Öffentlichkeit im Reichstag 1919-1933, Düsseldorf, Droste.
2005 : Großbritannien seit 1945, Göttingen, Vandenhoeck & Ruprecht.
2010 : Propaganda nach Hitler : Eine Kulturgeschichte des Wahlkampfs in der Bundesrepublik 1949-1990, Göttingen, Wallstein.

- 160
Professeure Jamie Monson
Macalester College, États-Unis
Building a Construction Generation: Labor, Life Cycle and Technology Transfer in a Chinese Development Project in Africa, 1968-1986.
Téléphone: +49 (0)30 2093 702 14
Fax: +49 (0)30 2093 702 25
est une spécialiste de l'histoire des relations entre la Chine et l'Afrique à l'époque de la guerre froide. Ses travaux récents portent sur les relations entre le travail, la conscience de groupe des ouvriers et les générations de travailleurs impliquées dans l'histoire des projets chinois de développement en Afrique. Elle s'intéresse tout particulièrement à l'histoire sociale de la technologie ferroviaire, de la formation technique et au rôle des ingénieurs dans le travail transnational.
Jamie Monson est actuellement en poste au Macalester College de St. Paul Minnesota, États-Unis. Elle a obtenu une bourse de recherche auprès du Wissenschaftskolleg zu Berlin ainsi que dans le cadre d’un programme du SSRC (Social Science Research Council) consacré aux sciences humaines en Chine et mené en collaboration avec l’université de Pékin. Elle a également obtenu des allocations de recherche de la part de la fondation Carnegie, de la fondation Fulbright et du National Endowment for the Humanities.
À l’IGK, Jamie Monson étudie les expériences et les souvenirs de travailleurs africains et chinois ayant participé entre 1968 et 1986 au projet de chemin de fer TAZARA, construit en Tanzanie et en Zambie grâce à l'aide au développement de la Chine. Elle s'appuie notamment sur des entretiens oraux axés sur les histoires de vie afin d’étudier la manière dont, en participant à un projet de solidarité Est-Sud et panafricain, ces ouvriers ont développé une forme particulière de conscience en tant que membres d'une génération qui a « fait l'histoire ». En même temps, elle souhaite montrer à l’aide des souvenirs des ouvriers que la formation d'une génération d'ouvriers TAZARA n'a pas été fortuite et que la conscience de groupe des ouvriers ne s’est pas exprimée de manière homogène et stable au fil du temps. Cette conscience a été façonnée par des facteurs à la fois collectifs et individuels et doit être replacée dans le contexte historique des années 1960 et 1970 marqué par la construction de nouvelles nations africaines. La formation de cette conscience est également liée au développement du panafricanisme et de l'internationalisme socialiste et a été influencée par les idéologies de la modernisation de l’époque.
Publications
2009 : Africa’s Freedom Railway : How a Chinese Development Project Changed Lives and Livelihoods in Tanzania, Bloomington, Indiana University Press.
2010 : Jamie Monson & James Leonard Giblin, Maji Maji : Lifting the Fog of War, Leiden, Brill.

- 140
Professeure Martha Mundy
London School of Economics, Royaume-Uni
Nameless Labour: Household and Field Work in the Contemporary Arab East.
Téléphone: +49 (0)30 2093 702 13
Fax: +49 (0)30 2093 702 25
a étudié le grec, le latin, l'arabe et la géographie avant d'achever une thèse de doctorat en anthropologie sociale sous la direction de Jack Goody à l'Université de Cambridge. Elle a enseigné l'histoire à l’UCLA (University of California, Los Angeles) et l'anthropologie à l'Université de Yarmouk, à l'Université américaine de Beyrouth, à l'Université Lumière Lyon 2 et à la London School of Economics. Comme l'indiquent ses publications, elle s'intéresse depuis longtemps aux relations agraires et à la nature changeante du travail dans la péninsule arabique ainsi qu'à la propriété, aux différentes formes juridiques et à la jurisprudence islamique en tant que tradition du débat. En dehors de ses travaux universitaires, elle est l'un des membres fondateurs du LSE Staff Against War, du BRICUP (Comité britannique pour les universités de Palestine) et du NAFTANA (Comité de soutien britannique à la fédération des travailleurs du pétrole du sud de l'Irak).
Son séjour à l’IGK est consacré à l'écriture d’un travail sur les transformations qu’ont connues les systèmes agraires et le travail des femmes dans les plaines côtières du Yémen sur les bords de la Mer Rouge au cours de ces quatre dernières décennies.
Publications
1988 : « The Family, Inheritance and Islam : A Re-examination of the Sociology of Fara’id Law », in A. Al-Azmeh (dir.), Islamic Law : Social and Historical Contexts, Londres, Routledge.
1995 : Domestic Government : Kinship, Community and Polity in North Yemen, Londres, I.B. Tauris & Co.
2004 : Martha Mundy & Alain Pottage, Law, Anthropology and the Constitution of the Social : Making Persons and Things, Cambridge, Cambridge University Press.
2007 : Martha Mundy & Richard Saumarez Smith, Governing Property, Making the Modern State : Law, Administration and Production in Ottoman Syria, Londres, I.B. Tauris.

- 160
Dr des. Alexandra Oberländer
Université de Brême, Forschungsstelle Osteuropa, Allemagne
Work and Dissent: A Cultural History of Socialist Labour in Soviet Russia, 1960s-1980s.
Téléphone: +49 (0)30 2093 702 00
Fax: +49 (0)30 2093 702 10
enseigne l´histoire russe/soviétique du XVIIe siècle jusqu´à la Perestroïka. Elle a obtenu son doctorat à l´Université Humboldt de Berlin et a consacré sa thèse à l’étude de la perception de la violence sexuelle à la fin de l´Empire russe. Parallèlement à l´histoire russe/soviétique, Alexandra Oberländer s´intéresse avant tout à l´histoire de la subjectivité et à l´histoire du genre.
Dans son projet actuel, elle se penche sur le rapport au travail dans la société soviétique après 1960. Au lieu de saisir les dernières décennies de l´Union soviétique comme une phase de stagnation, le projet s’attache à montrer que les années 70 constituent bien plus une phase de normalisation. Comment les personnes perçoivent-elles leur travail ? Dans quelle mesure les relations sociales s’établissent-elles par le biais du travail ? Quel rôle le travail joue-t-il dans la vie d´un citoyen soviétique ? Telles sont les questions fondamentales qui animent ce projet de recherche. Tandis que dans les années 1960, ceux et celles qui étaient considérés comme refusant de travailler sont poursuivis, le rapport au travail change foncièrement dans les années 1970. Nombre de citoyen•ne•s soviétiques considèrent leur travail comme un simple gagne-pain et non pas comme une fin en soi, ni comme un accomplissement ou le but même de l’existence tel que le fantasment les dirigeants soviétiques. Les comédies et les paroles des chansons des années 1970/1980 témoignent de cette relation au travail. Loin d’être le « premier besoin vital », le travail est alors tourné en dérision et devient l´objet de plaisanteries. Pour nombre de citoyen•ne•s soviétiques, le travail et le lieu de travail ne sont ni l’endroit où ils gagnent véritablement leur vie, ni le lieu où ils sentent valorisés. Bien plus, dans leur temps libre, les citoyens soviétiques s’affairent dans leur datcha afin de produire leurs propres légumes, ou réparent dans leur garage des appareils électriques qu’ils revendent ensuite au marché noir. Ce travail montre que, parallèlement à une évolution fondamentale du rapport au travail, on assiste de 1960 à 1980 à un renversement du rapport entre travail et temps libre dans l´Union soviétique tardive.
Publications
2011 : « Shame and Modern Subjectivities : The Rape of Elizaveta Cheremnova », in Mark D. Steinberg & Valeria Sobol (dir.), Interpreting Emotions in Russia and Eastern Europe, DeKalb, Northern Illinois University Press.
En préparation : « Die Provokation ging auf dem Nevskij spazieren » : Zur Wahrnehmung sexueller Gewalt im ausgehenden Zarenreich, 1880-1914.

- 140
Dr Niels Petersson
Université de Sheffield Hallam, Grande-Bretagne
Generations of Sailors: Maritime Labour and Globalisation in the 20th Century.
Téléphone: +49 (0)30 2093 702 20
Fax: +49 (0)30 2093 702 25
enseigne l´histoire internationale et globale à l’Université Sheffield Hallam en Grande-Bretagne. Il a été assistant de recherche à l´Université de Constance, puis coordinateur de la formation des doctorants au sein du Pôle d´excellence « Kulturelle Grundlagen von Integration » (Fondements culturels de l´intégration). Ses thèmes de recherche ont trait notamment à l´histoire comparative des impérialismes européens, à l´histoire des processus de mondialisation et de l´économie mondiale, et depuis peu à l´histoire du travail dans une perspective globale et transnationale.
Dans le cadre de son séjour à l’IGK, il étudie l’histoire du travail en mer depuis la Deuxième Guerre mondiale en vue d’analyser les transformations que connaît le monde du travail dans un contexte où les marchés s’ouvrent et se ferment et où la concurrence à l’échelle mondiale est à la fois libéralisée, régulée et modérée.
Publications
2009 : Anarchie und Weltrecht : Das Deutsche Reich und die Institutionen der Weltwirtschaft, 1890-1930, Göttingen, Vandenhoeck & Ruprecht.
2003 : Niels Petersson & Jürgen Osterhammel, Geschichte der Globalisierung : Dimensionen, Prozesse, Epochen, Münich, C.H. Beck.
2005 : Globalization : A Short History, Princeton, Princeton University Press.
2000 : Imperialismus und Modernisierung : Siam, China und die europäischen Mächte, 1895-1914, Münich, Oldenbourg.

- 160
Dr Marina de Regt
International Institute of Social History in Amsterdam, Pays-Bas
The Changing Place of Domestic Labour in Human Life Cycles: Gender, Generation and Ethnicity in Yemen.
Téléphone: +49 (0)30 2093 702 21
Fax: +49 (0)30 2093 702 25
st une chercheuse en anthropologie sociale et est titulaire d'un doctorat de l'Université d'Amsterdam. Ses thèmes de recherche comprennent notamment la question du genre, le travail, la migration et la mobilité dans le monde arabe. Elle a mené des enquêtes sur le terrain auprès de travailleurs de l’industrie du tapis au Maroc ainsi qu’auprès du personnel de santé et des travailleurs domestiques migrants au Yémen. Sa thèse consacrée au personnel féminin de santé repose sur l’expérience qu’elle a acquise en travaillant dans le cadre de projets de développement au Yémen. En sus de ses publications universitaires, Marina de Regt a également conçu un court documentaire : Young and Invisible – African Domestic Workers in Yemen (réalisé avec la cinéaste Arda Nederveen). Elle a été la coordinatrice du SEPHIS, le programme Sud-Sud d’échange pour la recherche sur l’histoire du développement, et préside l'association néerlandaise pour les études de genre et l'anthropologie féministe (LOVA).
Son projet à l’IGK s'inspire de son intérêt de longue date pour les femmes d'origine africaine vivant au Yémen. Historiquement, le Yémen et l'Éthiopie ont entretenu des relations privilégiées, néanmoins très peu de recherches ont été menées sur la migration yéménite vers l'Est de l'Afrique et vice versa, et notamment sur les aspects ayant trait à la question du genre. Marina de Regt souhaite donc étudier les aspects générationnels, ethniques et de genre du travail domestique rémunéré au Yémen en se concentrant sur l'évolution de la place du travail domestique dans le parcours de vie de trois groupes de femmes d'origine africaine. Ces trois groupes correspondent à des moments particuliers de l'histoire sociopolitique du Yémen, qui sont marqués par des conditions économiques et sociales spécifiques et des discours particuliers sur le genre, le travail et l'ethnicité.
Publications
2010 : « Ways to Come, Ways to Leave : Gender, Mobility and Il/Legality among Ethiopian Domestic Workers in Yemen », Gender & Society, 24(2), p. 237-260.
2010 : « Refugee, Woman and Domestic Worker : Somali Women Dealing with Dependencies in Yemen », African and Black Diaspora : An International Journal, 3(1), p. 107-119.
2009 : « Preferences and Prejudices : Employers' Views on Domestic Workers in the Republic of Yemen », Signs : Journal of Women in Culture and Society, 34(3), p. 559-581.
2008 : « High in the Hierarchy, Rich in Diversity : Asian Domestic Workers, Their Networks and Employers' Preferences in Yemen », Critical Asian Studies, 40(4), p. 587-608.
2008 : Marina de Regt & Annelies Moors, « Migrant Domestic Workers in the Middle East », in Marlou Schrover, Joanne van der Leun, Leo Lucassen & Chris Quispel (dir.), Illegal Migration and Gender in a Global and Historical Perspective, Amsterdam, Amsterdam University Press.
2007 : Pioneers or Pawns ? Women Health Workers and the Politics of Development in Yemen, Syracuse, Syracuse University Press.

- 140
Professeure Mahua Sarkar
Université de Binghamton, SUNY, États-Unis
Lives in Motion: Circular Migration and Bangladeshi Contract Workers.
Téléphone: +49 (0)30 2093 702 12
Fax: +49 (0)30 2093 702 25
est maître de conférences en sociologie, en études asiatiques et américano-asiatiques et en études féminines à l'Université de Binghamton à New York (SUNY). Ses domaines de recherche comprennent la sociologie historique, la sociologie de la culture, la théorie féministe et du genre, la théorie postcoloniale, les méthodes qualitatives de recherche, l'économie politique des systèmes mondiaux, les pouvoirs publiques et étatiques ainsi que la migration internationale. Elle travaille actuellement sur une monographie consacrée au travail temporaire chez les migrants circulaires bangladais.
Publications
2008 : Visible Histories, Disappearing Women : Producing Muslim Womanhood in Late Colonial Bengal, Durham, Duke University Press.
2006 : « Difference in Memory », Comparative Studies in Society and History, 48(1), p. 139-168.
2004 : « Looking for Feminism », Gender & History, 16(2), p. 318-333.
2005 : Mahua Sarkar & József Böröcz, « What is the EU ? », International Sociology, 20(2), p. 153-173.

- 160
PD Dr Felix Schnell
Université Humboldt de Berlin, Allemagne
«…to Force Everybody to Work“ – Forced Work, Workhouses and Their Inmates in Tsarist Russia from the 18th to the 19th Centuries.
Téléphone: +49 (0)30 2093 70593
Fax: +49 (0)30 2093 70654
a obtenu son doctorat en 2004 à l´Université de Bielefeld en soutenant une thèse consacrée à la police dans l´Empire russe tardif. Depuis 2006, il est maître de conférences à la chaire d´histoire de l´Europe de l´Est de l´Université Humboldt de Berlin. À l’été 2011, il a obtenu son habilitation grâce à une étude desrelations entre la violence et le militantisme en Ukraine de 1900 à 1930. Durant le premier semestre 2010/2011, il a été en charge de la chaire d´histoire de l´Europe de l´Est à l´Université Humboldt. Ses principaux thèmes de recherche ont trait à la sociologie historique de la violence, au pouvoir et à la domination en tant que processus sociaux, et à l´histoire de la Russie et de l´Ukraine aux XIXe et XXe siècles.
À l’IGK, il s’intéresse aux maisons de travail et à leurs occupants en Russie tsariste. Il s´agit ici de déterminer d’une part comment cette institution conçue en Europe occidentale a été établie et mise en œuvre en Russie, et d’autre part de quelle manière elle a évolué au cours du temps. En outre, l’analyse porte sur le rôle de ces maisons de travail dans les efforts mis en œuvre par les autorités afin d´améliorer et de discipliner la société. Ce travail s’intéressera aux parcours de vie de leurs occupants et à la manière dont l’institution a influencé leurs biographies. Parallèlement à la pratique des maisons de travail, il s´agit également d’étudier l’idée plus générale du travail comme instrument d’une transformation sociale « venue d’en haut ».
Publications
2006 : Ordnungshüter auf Abwegen ? Herrschaft und illegitime polizeiliche Gewalt in Moskau, 1905–1914, Wiesbaden, Harrassowitz.
2011 : Räume des Schreckens : Gewalträume und Gruppenmilitanz in der Ukraine, 1905–1933, Hambourg, Hamburger Edition.
2008 : « “Tear them apart...and be done with it !” The Ataman-Leadership of Nestor Makhno as a Culture of Violence », Ab Imperio, 3, p. 195–221.
2008 : « Der Sinn der Gewalt : Der Ataman Volynec und der Dauerpogrom von Gajsin im Russischen Bürgerkrieg (1919) », in Jörg Baberowski, Klaus Große Kracht, Jan-Holger Kirsch (dir.), Gewalt : Räume und Kulturen (Zeithistorische Forschungen 5.1), Göttingen, Vandenhoeck & Ruprecht, p. 18-39.





















